[On refait le match] 7 août 09, Clohars-Carnoët : l'été indien en Bretagne sud


Réveil à Guerlesquin, dans le gite d'étape. L'ursidé qui dirige la galère grogne que j'ai passé la nuit à ronfler comme un sonneur. Après un concert des Ramoneurs cela n'aurait rien d'étonnant, mais personnellement j'ai rien entendu. Surement un effet secondaire de l'Imaginaire Arthurien. Quoiqu'il en soit, nous rejoignons la galère, direction la Breizh du Sud.
En passant par Moncontour, "Petite cité de caractère"... laissez-moi deviner, le caractère c'est lunatique ? Un coup ça monte, un coup ça descend.

Arrivée  à Clohars-Carnoët (ville jumelée avec Gaillac), ou plus exactement au Pouldu (que dans les milieux nocturnes bretons on surnomme "la petite gauguine") (celle-là j'ai un peu hésité à la faire), où la vue est tout de même magnifique.



La scène est posée en plein air, face à la mer. Le stand LaDistro est installé entre celui des Ramoneurs (avec une chouette série de t-shirt pour gosses qui partent comme des petits pains ; le fils de punk c'est le créneau porteur du moment), et celui de l'AISIA (Association d'Information et de Soutien aux Indiens d'Amériques), à l'origine de la compilation de soutien à Leonard Peltier, "In the spirit of total resistance", avec que du beau linge (Blackfire, Oi Polloi, Fermin Munguruza, Ethnopaire, les Ramoneurs...). La soirée avance et les Blackfire entrent en scène.




Blackfire est un groupe Navajo emblématique de la cause amérindienne. Composé de deux frères Banelly, Klee et Clayson, et de leur soeur Jenada, le groupe balance des textes engagés, antisexiste, anti-homophobes, et pour le respect des cultures. Ce qui est plutôt raccord avec la ligne éditoriale des Ramoneurs de menhirs. Leur tournée commune à travers la Bretagne prend tout sens dans le double message véhiculé par les deux groupes, à la fois politique et social de manière générale, et d'affirmation d'une identité culturelle profonde mais ouverte et non discriminatoire. Chaque groupe baignant dans une mystique plus ou moins  forte, centrée sur la nature, cela ajoute clairement de l'intensité à l'évènement, y compris pour ceux qui se sentent assez loin des trips chamaniques.
Le set des Blackfire commence par le chant du père Benally, rejoint par sa progéniture.


Le groupe entame alors son set par un autre chant traditionnel et une explication sur leur message -traduite par Fabien. Ces préliminaires terminés, les Blackfire sortent le gros son. Ce qui frappe en premier c'est la voix du chanteur, claire et profonde, du genre qui n'appelle pas vraiment la controverse. Puis le regard se pose sur la bassiste, éblouissante, rayonnante. Enceinte jusqu'aux yeux, elle danse, virevolte, illumine le public, l'hypnotise. Quant à la musique, elle est ultra carrée, du grunge
 (okay c'est du grunge, à la soundgarden, pearl jam,etc) matinée de passage trad indiens. C'est un peu mou sur cd, mais sur scène ça le fait carrément, c'est limite impressionnant.


S'ensuivent les Ramoneurs, pour un set bien péchu, et un final finalement très Béru (même la makhnovtschina, c'est celle des Béru, celle que rien n'arrêtera dans la toundra). Les Navajos reviendront sur scène (notamment) pour un "if the kids" exceptionnel. Je vous le livre brut de décoffrage (ça tangue un peu, j'ai le bras qui fatigue).


[On refait le match] Jeudi 6 août, Guerlesquin : CIA, fafs, lancers de menhirs et premier ramonage en fest noz

Le matin c'était visite au CIA (centre de l'Imaginaire Arthurien), où nous avons pu nous imprégner de l'esprit de Brocéliande pendant une bonne paire d'heures à mater des gravures, des tableaux, et des reconstitutions fort réalistes ; le CIA poussant le vice à reconstituer un fort peu imaginaire climat breton (oui je sais, en Bretagne il ne pleut que sur les cons, et je me suis bien fait à l'idée que si on trouvait l'excalibur des imbéciles plantée dans un rocher, j'aurais aucun mal à la retirer). Au passage l'exposition du moment est consacrée à Merlin, on peut y trouver ce texte sur ses relations avec Viviane. Ah les femmes !



"Cela entraine la jalousie de Viviane, car elle autant femme que fée".

La technologie tchèque vaut ce qu'elle vaut, mais au moins ils font des bagnoles étanches. On a donc pu rejoindre le Trégor sans avoir à écoper, ce qui n'est pas toujours très pratique quand on conduit, avouons-le.

Suite à la publication du billet dans lequel je vous demandais d'aider le commando LaDistro à sortir de cette galère, vous avez  été nombreux à nous envoyer des points de suture en prévision de notre passage à Guerlesquin. Nous vous en remercions, mais finalement nous n'en avons pas eu besoin. Les quelques fafs (des zizis dentitaires récemment installés)(*) qui ont tenté d'investir le repas de midi se sont fait chargés par des antifa de Brest. Les bleus sont intervenus, les feufas sont rentrés chez eux, et n'en sont visiblement pas ressortis. Quand nous sommes arrivés (sous la flotte) la place était nettoyée (le sanglier à la broche aussi). On a tout de même pu assister à un grand moment de culture bretonne (ou pas) ; le lancer de menhir. A noter qu'un des gros balèzes a légèrement dévissé et j'ai failli me manger un pavé de vingt kilos sur le coin de la gueule. Mais comme il y a une justice, son jet a été annulé (il avait mordu).



Mordu, mordu, morduuu !!


Mon premier Fest Noz. Les Bretons, c'est quand même le seul peuple au monde capable de danser la chenille plusieurs heures d'affilée sans jamais s'arrêter. Respect. Au cours du repas, on nous annonce les horaires de passage, les ramoneurs devaient passer pour un premier set à 21h30. Vers 21h40 le groupe de folklore local plie les gaules, et deux personnes s'avancent vers les micros, commencent un tour de chant. Je me dis qu c'est cool, ce doit être pour meubler pendant le changement de plateau. Et nooooon ! C'est bel et bien le groupe suivant. Supaire. Les ramoneurs se retrouvent donc en dernier, et tout est décalé. Histoire de, je demande à Paria s'il connait le nom des groupes, il me répond qu'il en sait rien, qu'il y a la liste sur les affiches. Okay.



  Guarapita s'est mis à la gavotte ? (private joke compréhensible par quatre personnes) (mais j'ai pas peur)

Cela dit, j'ai quand même bien halluciné devant le gros brassage de population auquel on assiste. Tout le monde danse en suivant comme il peut le pas de son voisin ; jeune, vieux, paysans, punks dans un gros magma populaire qui vous file immédiatement la banane.
Et quand les Ramoneurs de Menhirs sont arrivés, ça été un peu la folaïe. Les "punks" (au sens large du terme) en train de pogoter devant la scène, et le reste des fest nozeurs encadrant le pogo par deux "cercles" de danse trad. Si bien qu'à un moment, j'étais en train de filmer environ trois mètres derrière le pogo, je vois passer une ronde juste devant moi. Tranquille. Ils sont fous ces bretons.

Allez zou, pour vous faire patienter avant l'arrivée d'un vrai clip, here is le premier morceau du premier concert des Ramoneurs auquel les (fiers) galériens de LaDistro ont assisté lors de ce raid (but not dead) breton. Momo annonce "laridé" (en hommage à sheila ??)... et c'est tipar.




(*) Lire Identitaires bretons. Une Maison qui intrigue (le Télégramme) et Vol de fachos sur la Bretagne (Bellaciao). Ce dernier article précise : "A Guerlesquin, ils [les identitaires] ont créé une sorte de centre culturel et associatif dans un ancien moulin et tenté de s’implanter dans les associations locales. Heureusement ces tentatives ont fait long feu. La gauche s’est mobilisée et c’est désormais une franche hostilité qui monte des campagnes avoisinantes. L’espérance de vie de ce groupuscule sera probablement limitée, d’autant plus qu’ils ont choisi de s’installer au coeur de la Bretagne Rouge, dans le Trégor où l’UDB est fortement implantée et où le Parti Communiste a longtemps été dominant."

[On refait le match] Mercredi 5 août 09. Brocéliande et cidre punk.

Alors ouep, j'écris à la bourre. Une sorte de problème récurrent de timing a rendu l'alimentation quotidienne de ce blog inconcevable ; impossibilité radicale de faire coïncider les temps disponibles et de mon cerveau et d'accès à internet. Pour faire simple, les fenêtres de tir d'une demi-heure de-ci de-là qui auraient pu être exploitées à la rédaction de savoureux billets, furent mis à profit par mon organisme pour optimiser sa régénération énergétique. En gros j'ai préféré dormir comme une merde sur un canapé, une pelouse ou une skoda.

Donc je suis méga à la bourre.

Reprenons.

Mercredi 5 août 09. Brocéliande et cidre punk.

La date à Brasparts ayant été annulée
, la journée peut être occupée à diverses activités éducatives comme le glandage en forêt. Direction le chêne dézingué, un arbre multi-centenaire où parait-il Merlin à niqué Viviane un soir où il avait un peu trop abusé de chouchen (ou alors je confonds) (mais de toutes façons Merlin et Viviane ont niqué un peu partout dans Brocéliande)(Brocéliande c'était un peu leur appart alors c'est normal).









En revenant à la bagnole, on a trouvé plein de champignons. Paria m'a promis une délicieuses omelette afin de récompenser mon bel esprit ludique...




Puis on a marché le long d'un étang, où j'ai appris une nouvelle subtilité de la langue bretonne. "Glander" en breton se dit, "se laisser pénétrer par la magie de Brocéliande".

L'après-midi, comme l'a raconté Paria (le serial posteur de ce blog), on est allé chercher du cidre (et du jus de pomme) chez Nico Trouz An Noz  (qui officiait aussi dans Melmor) (une marque de chouchen) (ouep). En fait on était en mission pour les Sorcières de Brocéliande, le cidre devant servir à alimenter le bar de la soirée du samedi. Allez zou, direction Plestan, en passant à côté de Broons (célèbre pour ses Dany, t'en manges un et ça va mieux), et par Marques (penser à se faire inviter). La ferme de Nico se trouve derrière Plestan, faut suivre "cidre fermier", et tourner à gauche à la biquette.
Pour les ceusses qui trouvent que j'abuse grave au niveau jeu de mot à deux kerballes, je vous présente la star des cidres fermiers du lieu.



Respect.

De peu...

On est passé pas loin de ce si joli lieu dit. AbFab a eut BEAUCOUP DE CHANCE qu'on se soit pas arreté !

Ce que vous avez raté



Après la dernière date des Ramoneurs & Blackfire, nous avons donc essayer de trouver à 4h du mat une plage à Perros Guirrec, puis nous avons tenter de dormir sur la dite plage. Nous nous permettons au passage de décerner officiellement la mention "ta rage n'est pas perdue" à cette si "jolie" ville : La nuit, de bon gros renards (des vrais avec des poils roux tout ça) se baladent dans les rues, explosant les sacs poubelles qui trainent au sol mais cherchent aussi de la bouffe SUR LA PLAGE ! (ca surprend toujours). Nous avons donc effectuer un repli stratégique à la voiture, de toute manière une fine pluie commencait à tomber, histoire de parfaire le tableau... Et je vais vous avouer un truc : un fauteuil de skoda qu'on ne peut pas basculer en arrière pour cause de cantine métallique qui bloque toute la banquette arrière, c'est pas top pour récupérer physiquement. Au petit matin, les (plus trop) vaillantes troupes ont donc pris des produits en vente libre à base de caféine et vitamine C, le tout dilué dans du jus d'orange dérobé à l'ennemi, pour ne pas sombrer dans une léthargie trop importante. Sous une averse bien nourrie évidemment...
Nous avons ensuite rallié le QG à Loran où nous croisons Kick (Strychnine/Ze6) qui passait lui faire écouter une démo d'un nouvel album de Strychnine. Les amateurs devraient apprécier ! Ils causent également des enregistrement de Ze6, on est tout ouïe, des projets sont évoqués... S'en suivra un "c'est pas faux - épisode 2" quand les deux guitaristes se lanceront dans une conversation à bâtons rompus autour de marque d'amplis, de guitares et des performances techniques de telle ou telle marque... Quelques échanges de matériel un peu plus tard dans la nuit (des tshirts Bébérurier / gamme spéciale pour enfants arriveront tres bientot sur ladistro.fr), on se couche, vannés et les oreilles pleines de conversations passionnées.
Au petit matin, on se retrouve je ne sais comment à discuter conspirations mondiales et fin du monde. De quoi vous mettre du baume au coeur pour la journée. Cela ne nous empechera nullement d'aller planter notre tente sur un bout de terre sabloneuse, pas loin du Mont Saint Michel que nous explorerons de nuit, comme le veut la tradition (qui n'appartient toujours pas aux fachos). Enorme symbole d'entendre une harpiste dans la nef principale interpréter avec l'instrument des bardes celtiques un hymne maintes fois repris par les plus grands, le fameux "king of fairies"... Les vieilles pierres du Mont n'ont presque plus aucun secret pour moi et j'entends encore les battements de coeur de Notre Dame sous Terre qui résonne dans l'édifice. Très chouette soirée et un retour à la tente l'esprit vidé, le corps fatigué mais plein de belles images ! On repart vers notre maquis ces jours ci, ce qui ne devrait pas nous empêcher ce petit blog encore quelques jours !

Se reposer ou poster libre ? (Fred Alpi stylee)

Vous l'aurez constaté par vous même, le choix était dur mais votre serviteur a tenu le rythme de publication ces derniers jours :) Les barricades n'ayant que deux cotés, abFab a choisi l'autre option. On est de retour en tout cas et les jours à venir vont être consacrés à reprendre les expéditions de colis à la bourre...

9 Aout à Perros Guirrec



Alors soyons francs, ce fut la date la plus pénible. Et pas uniquement parceque j'ai perdu mon challenge de revenir avec un autographe de Philippe Lavil (j'imaginais déjà un truc style "pour tout les petits agités, salut à vous, Philippe"). Mais là non, la seule personne qu'on a pu approcher c'était son chauffeur. Bien sympa quand meme (76 ans, le gars il trace des 600 bornes de nuit sans broncher). Ensuite les orgas, un peu pénibles quand meme, avec 3 milliards d'agent de sécu qui t'empeche de tout faire. On est arrivés en pleine démonstration de danses folklos et de bagad. Ca c'était chouette mais comme on avait raté les danses trads des gens de Blackfire, un peu dégoutés sur le coup. Le lieu : immense scène, énorme sono, lightshow digne de jean michel jarre. Le truc ultra surdimensionné quand on s'apercevra que la place (du marché) est à peine remplie à un tiers...
On démarre avec 2h de calvaire, le set de Philippe basé sur une musique de type calypso, c'est tout simplement insupportable. Et même quand il tape sur des bambous, ca saoule en fait. Ensuite, énorme set de Blackfire, complètement à l'aise à trois sur scène malgré la largeur imposante du front de scène. J'en profite pour faire quelques marchandages avec leur maman (qui tient leur table de distro durant le concert). Donc du coup très bientot sur ladistro.fr y'aura les 2 albums et des tshirts pour ceux et celles qui s'intéressent au punk rock navajo
Les Ramoneurs enchainent avec une balance express puis un set qui se cloturera au bout d'une bonne heure et demi avec les morceaux traditionnels punks repris en choeur autant par le public que par les ami-e-s de Blackfire. De belles images dans le camescope et dans la tete, on va s'atteler (à présent que la mini tournée est terminée) à faire un p'tit clip-résumé de ces 4 soirs.
On s'accorde encore quelques jours en bretagne libre avant de redescendre dans le maquis, du coup peut etre encore quelques billets portninwak dans les jours à venir, pour vous raconter la suite de notre épopée ou revenir sur quelques instants forts (comme le fait que chaque jour au moment du repas, abfab se retrouve avec une guêpe autour de la gueule, raconter une trance shamanique (une vraie !) sur le stand de la distro, ou comment dormir le moins mal possible quand t'es à 10m de la plage, qu'il fait 10° et qu'il commence à pleuvoir...). Bref, on a encore des trucs à raconter et beaucoup à montrer même. D'ici là, bisous chez vous !

8 Aout au Roc Saint André

Ce soir, c'était la Brasserie Lancelot, située dans la forêt de Brocéliande qui nous accueillait. Un concert, comme à l'usine, avec la rampe de chargement des camions transformée en scène trad et rock. Cette fiesta noz organisée par les Sorcières de Brocéliande en soutien à la lutte contre le centre d'enfouissement, réunissait de nombreux stands d'assos d'informations sur la protection de la forêt ainsi que quelques figures de la scène punk locale (Mass Prod, General Strike, Folklore de la Zone Mondiale, Lorspider...).
La soirée a démarrée avec les chants et sonneurs bretons avant de passer au 1er set des Ramoneurs puis celui de Blackfire pour cloturer par le désormais traditionnel set "reprises de traditionnels punks" par les Ramoneurs à nouveau. Une bien belle soirée, en compagnie de gens sympathiques, pour une bonne cause. Salutations à Zynk, à l'Indien Métropolitain et à tout-es ceux et celles qui passent nous faire coucou, ca fait toujours plaiz' ! Comme les autres concerts, des images et du son dès qu'on aura vraiment le temps de se poser. D'ici là, à nous deux Philippe Lavil !

7 Aout au Pouldu

Super concert hier soir avec les ami-e-s de Blackfire ! un scène montée face à la mer, dans un coin (presque) perdu style bout du monde, complètement gratuit avec une ambiance de tonnerre. Quelques groupes locaux ont démarré la soirée, puis on est passé aux choses sérieuses avec la tribu Blackfire qui enchaina chants traditionnels et morceaux punk rock énervés. Loran montera sur scène pour communier avec eux le temps d'une chanson d'ailleurs. Ensuite les Ramoneurs prennent d'assaut avec quasiment 2h de set, dont une fin de soirée très orientée reprises de traditionnels punks (vivre libre ou mourir, captain kirk, makhnovtchina, if the kids are united, etc). On vous met d'autres impressions plus posées, des sons et de l'image dans les jours qui viennent...
Un grand merci à Stef et sa tribu pour l'accueil, l'hospitalité et le soleil.

6 Aout à Gwerleskin


la halle de Guerlesquin où s'est déroulé le fest noz

Ca y est la jonction est opérée, le vaillant commando (qui s'en va vers l'aventure) a rejoint la troupe des Menhirs au niveau de Guerlesquin pour une soirée de fest noz particulièrement chaleureuse et festoyante. Plaisir de retrouver toute la raia des joyeux lurons des Ramoneurs autour d'une galette locale... Ambiance mortelle, musique non stop jusqu'à 4h du matin avec de nombreuses reprises de traditionnels punks en fin de set ! Nous avons aussi pu constater de nos yeux vus, que malgré tout leur discours d'enracinement local, les fafs locaux auront brillé par leur absence à la fête du village des irréductibles de Gwerleskin ! Et oui, comme le cite souvent Loran, la tradition n'appartient pas aux fachos !
On vous poste quelques images et un peu de son quand on sera vraiment posés, d'ici là, à la prochaine :)

En vrac et à la bourre

En vrac car tout ce qui suit aurait dû être posté hier ou avant-hier, mais la connex à la livebox de Mary (notre hotesse) (que mille pétales de rose parsème chaque pas de son existence) n'a comme qui dirait pas été des plus immédiate. En même temps, quand on demande l'adresse Mac à un PC, déjà on sait que ça va pas être facile...


Grand jeu de l'été

Sachant que la première date de Lorient à été évitée pour cause de détection de plan foireux à 900 kms. Oui, nous avons un modèle assez sophistiqué de détecteur de plan foireux ; c'est un logiciel à base de réseaux de neurones que nous alimentons à haute dose depuis des années. Et lorsque nous lui avons rentré l'énoncé suivant : "rejoindre la place de la mairie de Lorient avec une skoda pour atteindre, avant 15h, le village solidaire en plein ceour de l'Interceltique", le logiciel nous a donné un taux de plan foireux oscillant entre 110 et 120 pourcent avant de se mettre en écran bleu, rebouter trois fois et nous demander, en cas de persévérence, de rentrer le nom de quelques proches à qui envoyer un faire-part. De manière collégiale nous avons décidé de nous ranger du côté de la logique informatique.

Sachant que la date de Brasparts vient d'être annulée (actuellement on n'ose pas rentrer "virée de LaDistro en Bretagne" directement dans le détecteur de plans foireux, on a un peu peur de la réponse...).

Et sachant que ladite galère n'a pas de gps, aidez LaDistro à ramer à l'INTERIEUR des terres bretonnes pendant une semaine.


Si votre plumage se rapporte à votre ramage, sans dec vous allez pouvoir bourrer du duvet pour l'hiver.

Afin de conjurer le mauvais sort, on a décidé de ramer en direction de Brocéliande, de sa foret magique, de son aura régénératrice et de ses crèperies fermées le mardi soir.

...

(si, si)


Cela dit, le trajet s'est bien passé, on est passé à côté de Redon (où on s'est retenu d'appeler à l'aide), pas loin de Laval (célèbre pour son vivarium, on y trouve parait-il de superbes couleuvres), et on ne s'est même pas arrêté à Le Rheu, la ville du bonheur. Finalement Paria a décidé qu'on ne passerait pas par Vannes et si jamais je continuais mes jeux de mots pourris je finirais dans le lac. Comme Escalibur et le petit Grégory.

Et, anecdote (semi)croustillante, en arrivant à Paimpont, on a croisé un camion de pompier.

ah aaahhglglglblblg...


Un cidre fermier made by punks...



Aujourd'hui très chouette rencontre avec Nico de TrouzAnNoz (ex Melmor, ex Nevrotic Explosion) qui accessoirement s'affaire dans une exploitation agricole et produit un cidre fermier ultra excellent. On a causé punk et méthodes de fabrication de breuvages alcoolisés... Pour moi, la conclusion de cette belle journée est assez simple : quand l'immense majorité des punks aura compris l'intérêt de reprendre en main les moyens de productions des choses que nous mangeons, buvons, utilisons... on aura fait un grand pas vers l'autonomie et peut être qu'on commencera à faire vaciller le système. D'ici là, la consommation sans limite d'objets manufacturés à l'autre bout de la planète ne peut faire qu'empirer notre propre existence au quotidien.
PS1 : le site officiel de Trouz An Noz est chez l'Autre Net (hébergeur autogéré) et non pas sur un énième myspace de merde. Rien que ça mérite toute notre sympathie !

C'est pas faux...


(paria) - ah oui c'est vers l'hotié de viviane ?
(abfab) - ...
(mary) - oui voila, et il y aussi les tumulus
(abfab) -...
(bobs) - et les dolmens
(abfab) -...
(mary) - avec notre ami le chasseur de menhirs
(abfab) -...
(paria) - ce groupe il ressemble trop à corvus corax
(abfab) - ... c'est pas faux...

Previously On Ze Road



Ce que vous avez raté ces dernières 24h :
une invasion de fourmis dans l'appart à abFab, une discussion à couteaux tirés jusqu'à très tard sur le rôle d'un label aujourd'hui, un réveil tardif sur fond de biniou, un départ à midi qui se transforme en départ en 13h suite à l'oubli du sac à camescope (tout ça pour mettre zéro vidéo...), une partie de la route Paris-Rennes à écouter le best-of de Soldat Louis, peut être un flashage surprise par la gendarmerie (si on reçoit la photo on la publiera ici parceque by all means necessary !), un accueil toujours ultra sympathique par Mary & Bobs, une fin de repas autour d'un kouign amann, accompagné de chouchen... Aaaah qu'il fait bon de revenir à Brocéliande !

ah ah ah...

la nouvelle vient de tomber sur nos prompteurs : le concert de mercredi (à Brasparts) est ANNULE.
Et merde.

La citation du jour


Je ne comprends pas que l'on puisse classer les Ramones dans le punk ! (Paria, ayatollah en chef)

La Bretagne ça vous gagne

A voir la dernière mise à jour du plan d'attaque, on comprends mieux le sens de l'expression "tisser sa toile".





Quelques mètres cubes de somptueux tracts sont d'ores et déjà prêts à être déversés sur les fest-nozeurs ; en Bretagne, la prochaine marée noire sera matinée de rouge (et d'autres liquides aussi, mais là n'est pas la question).




Edit : Les conditions climatiques sont idéales pour assurer la meilleure des préparations psychologiques à notre raid en pays breton ; il fait deux degrés et un temps de merde. Nickel.

Savez vous que...



Une Skoda, mine de rien, ca a une petite capacité ! On a réussi à glisser les 2 malles de bordel, 2 boites à vinyls et une valise de CD, un ptit carton de tshirts et voilà, c'est plein. Dingue ça. Limite y'a plus de place pour nos sacs de maillots de bain...

Une citation du jour...

Quand la raison prend le pas sur la passion, c'est mauvais signe pour le rock n roll !
(Cyrille P., punk-rockeur manutentionnaire de Lyon)

Nouvelle mission // Nouvel objectif

La Légion ne sautera pas sur Lorient. Suite à de nombreux imprévus imprévisibles (comme un apéro trop prolongé qui bloque une carte ou un ulm qui passe juste devant le soleil au moment de la photo et qui grille la cellule), sans parler que nos bardas ne sont pas totalement prêts ni chargés, nos vaillants combattants s'en iront, le soleil couchant (les saluent), faire leurs premières manoeuvres en forêt de Brocéliande avant de rejoindre leurs glorieux compagnons du coté de Brasparts...


Un ULM de reconnaissance ennemi, capturé photographiquement juste avant l'aveuglement

Le commando Distro frappe dans les fest-no... zzzz !

Coup d'envoi de ce "blogzine", afin de tenir le folklore de la zone mondiale (et les autres aussi) au courant des résultats (brillants, forcément brillants) du raid éblouissant du commando Distro à travers la zone bretonne. Ca commence ce lundi 3 août où, après une traversée héroïque de la sarkozie, les troupes d'élite (c'est le nom donné à un regroupement de top-models) du commando Distro débarqueront à Lorient, alors envahie par les binious venus de toute l'europe. Ce lundi marquera le début d'une campagne éclair sévèrement houblonnée (ce que l'on appelle une "blitz kriek") qui verra la réussite éclatante d'une tactique infaillible ; les Ramoneurs de Menhirs sont attachés à des piquets sur scène attirant par leur musique langoureuse un public toujours plus nombreux, et quand le public est suffisamment conquis, les membres du commando lui sautent dessus (en tout bien tout honneur) et lui injectent moult poison contre-culturel à grands coups de skeuds, flyers, fanzines et autres armes de subversion massive.

Etape numéro 1 :



La suite des opérations est planifiée comme suit :
- Le Lundi 3 aout 2009 - Village Solidaire de Lorient (56) - Spectacle de danse chamanique Navajos l'après midi et concert sauvage le soir - Avec les Black Fire
- Le Mercredi 5 aout 2009 - Brasparts (29) - Fest-Noz organisé par Plantec - avec les Black Fire
- Le Jeudi 6 août 2009 - Guerlesquin (29) - Fest Noz -
- Le Vendredi 7 aout 2009 - Clohars-Carnoet (29) - Le Pouldu - Festival -RAOK L'HAND- avec les Black Fire
- Le Samedi 8 aout 2009 - Brasserie Lancelot - 56460 Roc-Saint-André - Fest-Noz en soutien à la forêt de Broceliande.....
- Le Dimanche 09 Août 2009 - Perros Guirec (22) - Festival des Hortensias (vue la prog, c'est pas sûr qu'on tente la manoeuvre, philippe).